CYBERATO Alter-perspectives disputables

NICOLAS Georges

  • Nature-Culture : entité géographique

    Auteurs : 

    Les entités géographiques permettent d'établir une limite opératoire entre les lieux-objets géographiques dans leur continuité et leur transformation matérielle d'une part et d'autre part les structures et la dynamique des sites géographiques. Elles permettent également de passer des espaces géographiques empiriques à la représentation des territoires à l'aide des représentations cartographiques et des "mappes".

  • Une théorie racialo-évolutionniste de l’histoire de l’Europe

    Auteurs : 

    La thèse hiérarchique racialo-évolutionniste de Colin McEvedy est dans la continuité des thèses hiérarchiques du national socialisme et de la théorie des lieux centraux. Elle assure la transition avec les thèses hiérarchiques des théories de la centralité et du centre-périphérie. Au vu de son indéniable succès de diffusion elle est donc essentielle pour comprendre ce qui a été transmis des unes aux autres. La dénonciation des thèses qui prétendent combattre la notion de « centre » d’un point de vue purement idéologique a priori est donc insuffisant pour circonscrire les aspects totalitaires implicites contenus dans cette notion fut-elle opposée à celle de « périphérie ». Il faut d’abord critiquer le contenu pseudo scientifique qui sert de point d’appui et d’emballage aux thèses idéologiques. Ce n’est pas le point de vue « politiquement correct » qui fonde un raisonnement scientifiquement valide mais la dialectique entre les deux, à condition que le point de départ soit scientifique

  • Contrat géographique

    Auteurs : 

    Les sciences géographiques et toute la part spatiale des cultures contemporaines, qui se traduit par l'existence de "géographies spontanées" non scientifiques, sont porteuses de potentialités susceptibles de permettre une participation des géographes professionnels à une réflexion et une action allant dans le sens d'une habitation durable des milieux. Pour autant, des pratiques commerciales, politiques et militaires participent également au progrès techniques et à l'accumulation des connaissances géographiques. Pour chaque géographe l'enjeu est dans le choix de pratiques qu'il accepte d'assumer. Le "contrat géographique" ne peut être qu'individuel.

  • Réflexions sur l’article de Bruno De Dominicis

    Auteurs : 

    Loin d’être une preuve du caractère constitutif de l’espèce humaine par la forme langage, l’histoire des « références malléables occidentales » semble prouver au contraire que la forme ne joue aucun rôle déterminant dans les histoires humaines. Ce qui se vérifie également dans les géographies qui sont citées mais pas analysées dans le texte. Pour une raison simple : non seulement la forme n’existe pas indépendamment de la matière mais encore la forme n’est qu’un avatar de la matière

  • Le comportement de Walter Christaller prête-t-il à rire ? Roger Brunet

    Auteurs : 

    On peut juger « comique » de mettre en cause Walter Christaller pour avoir fait sans sourciller son « travail » de planificateur dans le cadre des plans de déplacement, déportation, extermination, réinstallation dans le Warthegau puis dans les territoires conquis en URSS (Generalplan Ost). Mais ces plans concernaient des millions de personnes. De plus, par opportunisme et cynisme Walter Christaller a légué un cadeau empoisonné à trois générations de géographes : la supériorité du « modèle » sur la « réalité », même si la théorie est inexistante. Mieux vaut, dit-on aujourd’hui, « un modèle faux que pas de modèle du tout ». De plus, il y a chez Walter Christaller des idées qui ne doivent en aucun cas être agglomérées par «accrétion » aux idées sur la "centralité" car, de toute manière, elles ne sont pas scientifiques en raison de leurs erreurs géométriques.

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