CYBERATO Alter-perspectives disputables

Urbanité, Ruralité

  • Paysage 1 : Formes et cartographie. Paysage 2 : De la crise à la réversibilité créatrice

    Date de publication : 28-10-2015
    Auteurs : 
    Activité: 
    maître de conférences à l'Université d'Orléans

    Ces deux articles sont nés de deux interrogations sur les paysages, correspondant à deux temps de la démarche, dissociés pour la commodité de l'analyse.

    1. Pourquoi tant de polémiques sur les paysages: qu'est-ce qu'un beau paysage; pourquoi vouloir protéger les "paysages menacés"; inversement, pourquoi, au nom de quoi justifier leur destruction - ou, plus souvent, et c'est plus commode, se résigner à "la fatalité" ?2. Comment peut-on représenter les paysages dans leur extension à la surface de la Terre - c'est-à-dire au moyen d'une carte ?

    Résoudre le problème numéro deux permet d'argumenter et réfléchir à la première série de questions. En effet, la cartographie permet d'accéder à un niveau de compréhension global de l'espace géographique et, en l'occurrence, des paysages qui font partie de l'environnement matériel et culturel des hommes-habitants de la Terre. C'est pourquoi cette question qui paraîtrait "technique" au premier abord, est traitée dans le premier article.

    2. Le second article est fondé sur cette conception du paysage, comme objet géographique tout d'abord matériel, construit, produit au cours de l'histoire: il analyse les conditions sociales et économiques de cette production. De cette façon, il sera possible de tracer des perspectives, quant à l'évolution des paysages et du cadre de vie, précisément dans un pays "industriel" comme la France, qui fournit les exemples cités au cours du texte.

    Pour citer ce texte :

    GUIEYSSE, Jean-Albert, "Paysage 1 : Formes et cartographie. Paysage 2 : De la crise à la réversibilité créatrice",
    In : Cyberato, Publications, Travaux et Mémoires, octobre 2015 : www.cyberato.org

  • Les fruits de la révolte. Le commerce vu par Jean Vogt

    Date de publication : 17-01-2015
    Auteurs : 
    Activité: 
    professeur honoraire

     Ce texte se fonde sur une soixantaine de textes (environ 260 pages) concernant le commerce et les transports et publiés entre 1957 et 2004. Il laisse le plus souvent possible la plume à Jean Vogt. Je commence par aborder l’évolution de ses recherches sur le commerce pendant un demi-siècle (point 1), puis je mets cette évolution en relation avec sa pensée critique, ses qualités et ses défauts (point 2). Ensuite, je présente les caractéristiques des échanges, qu’il lie toujours à l’agriculture en percevant les germes du capitalisme jusque dans les villages ; il renverse les rapports entre les lieux, en particulier entre les villes et les campagnes, à une échelle toujours transfrontalière, du village alsacien aux grandes traversées européennes (point 3). Son travail est celui d’un « glaneur » qui cherche à réaliser un vaste programme de recherche (point 4). Enfin, je mets les notions développées par Jean Vogt en parallèle avec d’autres notions en train de se construire qui expliquent mon intérêt amical pour lui et qui prolongent sa manière de penser : l’économie globale d’une part, la centralité-décentralité d’autre part (point 5).

  • Contester les idées reçues. L’élevage en l’Alsace vu par Jean Vogt

    Date de publication : 12-05-2011
    Auteurs : 
    Activité: 
    Professeur honoraire et privat-docent
    Adresse: 
    15 rue Alfred de Musset, F - 25300 Pontarlier

     

    Radeff, Anne, « Contester les idées reçues. L’élevage en Alsace vu par Jean Vogt », 2011. Texte en ligne sur www.cyberato.org, rubrique « Travaux et mémoires »

    Sous l’Ancien Régime comme de nos jours, l’élevage joue un rôle mineur en Alsace, plutôt importatrice que productrice. Mais, quand il existe, il est intensif, comme le montrent les travaux de Jean Vogt, qui a publié une quinzaine de textes démontrant l’existence de pratiques complexes d’élevage à viande et laitier dans plusieurs régions d’Alsace.

    Ce texte présente l’évolution des travaux de Vogt (point 1), puis présente, d’une part, ce qu’il nomme l’engraissement « diffus » du bétail, une pratique méconnue et spatialement dispersée (point 2.1) et, d’autre part, l’élevage laitier dans de grandes fermes spécialisées, les « Melkereien », qui embauchent des spécialistes venus de Suisse (point 2.2). Jean Vogt souhaite inscrire ses travaux dans une perspective élargie, qu’il n’a pas pu réaliser, mais qu’il propose à d’autres (point 3). 

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