CYBERATO Alter-perspectives disputables

Travaux et Mémoires

  • La logique Tout/Partie. Fondement scientifique d'un langage des géographies.

    Date de publication : 11-10-2011
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    professeur honoraire

    Texte présenté le 11 février 1999 aux Quatrièmes Rencontres de Théo Quant et mis en ligne avec l’autorisation du responsable des Rencontres le 11 octobre 2011.


    La logique Tout/Partie permet de comprendre comment les géographes fonctionnent et de comparer leurs raisonnements. Mais elle n'est pas un moyen pour tester directement les hypothèses causales ou les métaphores explicatives. La logique Tout/Partie fournit uniquement les quelques règles suivies par ceux qui pensent géographie à l'exclusion de toute conception a priori de la causalité scientifique. Elle peut donc servir de fondement à la construction d'un véritable "langage" géographique, moyen de communication entre les géographies et elle permet, par conséquent, de liquider le problème cyclique de l'unité des géographies.


    En fournissant la possibilité de comparer des discours géographiques, la logique Tout/Partie offre l'opportunité de définir des entités spatiales comparables qui peuvent ensuite être retravaillées pour générer des objets quantifiables (ou non) et des hypothèses réfutables. On peut également formuler mathématiquement des théories qui permettent des axiomatisations propres aux différentes géographies.


    Dès lors se dessine la possibilité d'ajouter une géographie science exacte à toutes les autres géographies. Ces dernières ne disparaîtraient pas pour autant mais il existerait un moyen de faire communiquer toutes les géographies sans être obligé de faire appel à une autorité divine, idéologique ou politique.


     


     

  • Le système des lieux centraux de Walter Christaller n’explique pas l’origine et le développement d’un réseau de villes en montagne

    Date de publication : 13-09-2011
    Auteurs : 
    Auteurs : 
    Activité: 
    professeurs honoraires

    Ces deux diaporamas ont été présentés lors du colloque « Petites villes de montagne de l’Antiquité à nos jours », à Clermont-Ferrand (7-9 juin 2007). Ils font l’objet de deux articles portant les mêmes titres, qui seront publiés dans m’ouvrage suivant : Pierre CORNU, Patrick FOURNIER et Jean-Luc FRAY (éds.), Petites villes en montagne, de l'Antiquité au XXe siècle. Europe occidentale et centrale. Actes des colloques de Clermont-Ferrand (Juin 2007) et de Lyon (Août 2008), Clermont-Ferrand (Presses Universitaires Blaise Pascal, collection "Histoires croisées"), à paraître en 2012.


    Premier diaporama : NICOLAS, Georges, « Conséquences de la fausseté mathématique du modèle géométrique du « système des lieux centraux » de Walter Christaller ».


    Le modèle standard de la « théorie de la centralité » repose sur la « synthèse » de trois affirmations non démontrées : 1) August Lösch aurait « généralisé » le « système des lieux centraux » de Walter Christaller. 2) Walter Christaller et August Lösch raisonneraient dès le départ sur une « plaine homogène ». 3) Walter Christaller et August Lösch auraient en commun un « arrangement hexagonal » des sites de production et de vente.


    Le « modèle » triangulo-hexagonal visualisant l’affirmation de Walter Christaller suivant laquelle la marchandise centrale « doit être » offerte dans une configuration triangulaire de lieux centraux en vertu de « principes » de fonctionnement, sans fournir la moindre démonstration géométrique, est mathématiquement faux.


    En 1933 Walter Christaller n’est pas arrivé à vérifier que les lieux centraux d’Allemagne du sud (en y incluant Strasbourg !) se localisaient géographiquement en en vertu de ses « principes ». Or, il a réagi à cet échec en affirmant que si la réalité n’était pas conforme à sa théorie, c’était que la réalité n’était pas « normale ». Il a d’ailleurs participé à plusieurs tentatives de modifier la réalité par la force pour la « normaliser » en mettant ses idées sur l’aménagement au service du nazisme puis du communisme


    Non seulement le prétendu « modèle christallérien » a fait faillite sur les plans mathématique et empirique mais encore la signification des circulations dans un système de lieux est loin de faire l’unanimité. Pourtant, l’interprétation « centrale » des circulations entre lieux habités hiérarchisés reste implicitement au cœur de certaines recherches, même quand on décide de ne plus employer les schémas géométriques de Walter Christaller. Or, le rejet de toute représentation géométrique est paradoxal puisqu’il existe une solution mathématiquement exacte du problème posé par Walter Christaller en 1933. Elle permet d’analyser, de classer et de représenter les relations entre « lieux centraux » en considérant que la distance entre « lieux centraux » n’est pas « optimale » mais « maximale » et que les lieux s’organisent en configurations géométriques irrégulières très variées autres que pyramidales régulières. Cette solution ouvre la voie à la formulation d’une autre théorie à partir de l’observation empirique et de l’évolution historique des lieux qui ne sont pas seulement « centraux » mais aussi « décentraux » dans le Pays de Vaud et la Suisse romande au Moyen-Age (deuxième diaporama).


    Deuxième diaporama : RADEFF, Anne, « Réfutation du système des lieux centraux dans le pays de Vaud (Suisse) au Moyen Age : montagne (Jura, Alpes) et Plateau ».


    On ne peut pas utiliser le système des lieux centraux de Walter Christaller pour comprendre la l’origine d’un réseau urbain au Moyen Age au Pays de Vaud (Suisse) dans un espace « mixte » de montagnes (jusqu’à plus de 1000 mètres) et de plateaux (entre 350 et 850 mètres). De surcroît, ce système ne permet pas de comprendre le développement historique du réseau urbain en Suisse occidentale où se trouve le Pays de Vaud.


    Une ville, petite ou grande, ne se comprend pas seulement comme un lieu central entouré de son « Umland », le tout étant intégré dans une hiérarchie. Toute ville est en effet à la fois « centrale » et « décentrale », les deux étant indissociablement liés. Le rapport indissociable entre centralité et décentralité peut varier d’une époque à l’autre. Un critère « central » à une époque peut devenir « décentral » à l’autre et réciproquement, sans que, pour autant, l’un ou l’autre disparaisse complètement.


     

  • L’image(rie) à l’intersection des champs de l’histoire : mise à jour 2011.

    Date de publication : 05-07-2011
    Auteurs : 
    Activité: 
    Inspecteur d’Académie (h)
  • Contester les idées reçues. L’élevage en l’Alsace vu par Jean Vogt

    Date de publication : 12-05-2011
    Auteurs : 
    Activité: 
    Professeur honoraire et privat-docent
    Adresse: 
    15 rue Alfred de Musset, F - 25300 Pontarlier

     

    Radeff, Anne, « Contester les idées reçues. L’élevage en Alsace vu par Jean Vogt », 2011. Texte en ligne sur www.cyberato.org, rubrique « Travaux et mémoires »

    Sous l’Ancien Régime comme de nos jours, l’élevage joue un rôle mineur en Alsace, plutôt importatrice que productrice. Mais, quand il existe, il est intensif, comme le montrent les travaux de Jean Vogt, qui a publié une quinzaine de textes démontrant l’existence de pratiques complexes d’élevage à viande et laitier dans plusieurs régions d’Alsace.

    Ce texte présente l’évolution des travaux de Vogt (point 1), puis présente, d’une part, ce qu’il nomme l’engraissement « diffus » du bétail, une pratique méconnue et spatialement dispersée (point 2.1) et, d’autre part, l’élevage laitier dans de grandes fermes spécialisées, les « Melkereien », qui embauchent des spécialistes venus de Suisse (point 2.2). Jean Vogt souhaite inscrire ses travaux dans une perspective élargie, qu’il n’a pas pu réaliser, mais qu’il propose à d’autres (point 3). 

  • Territoire et Modernité 3 ou le contrat géographique

    Date de publication : 20-01-2011
    Auteurs : 

    Co-fondatrices de la modernité, les sciences géographiques sont en charge d'une interprétation suffisamment exacte de la "crise" de la modernité et de l'actualisation souhaitable de ses potentialités. En reconnaissant la trilogie ville/urbain/métropolisé comme parfaitement emblématique de la succession Modernité 1/Modernité 2/Modernité 3, la Modernité 3 se révèle comme un point d'entrée irremplaçable dans la réinterprétation profonde/profitable des dynamiques territoriales et de leurs enjeux sociétaux. Un contrat géographique y est en œuvre. Fondé sur la dimension territoriale (le sens commun géographique) de la culture contemporaine, ce contrat doit être éclairé (il constitue un immense patrimoine culturel encore trop peu reconnu) et enrichi des nouveautés réussies que portent les territoires et amplifié des apports des arts des lettres et des sciences. Il doit aussi être associé aux principes et aux prospectives géographiques qu'appelle le Temps présent.

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